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Cette étape part de la situation dans laquelle nous nous trouvons à la fin de l’étape 530 : nous sommes à la fois à Bourges (l’Ouverture) et en un point symboliquement associé à un lieu sur le terrain une fois la solution connue, la Vérité. Résoudre la 780 en partant de la 530, c’est « passer de l’autre côté du cercle en passant par son centre » que nous avions trouvé lors de l’étape B.
Le texte et le visuel de l’étape 780 doivent être abordés ensemble : ils complètent la description d’une dualité. Deux personnages, l’un est un piéton, l’autre un cocher, se font face :
Pour le cocher : « Où tu voudras par la rosse et le cocher »
Cette expression désigne la France, c’est à dire un niveau d’interprétation de la carte qui correspond à son utilisation habituelle. Le chasseur identifié au cocher reporte donc des points sur la carte de France et ne connaît pas la solution de l’énigme puisqu’il n’est pas sur le terrain : il peut être n’importe où en France. Ce personnage n’a donc pas une réelle importance pour la suite du jeu.
Pour le Piéton : « Où tu dois par la boussole et le pied »
Cette expression désigne le terrain même où il faudra creuser : le chasseur doit donc s’identifier au piéton pour reporter des points sur une carte de France considérée alors comme une simple feuille de papier. Le piéton est sur le terrain : il représente donc le chasseur qui a la solution de l’énigme. Cependant, il est également le cocher puisque ces deux personnages ne sont finalement que le même chasseur à des stades différents de compréhension de l’énigme.
De ce fait, la carte de France a bien un sens symbolique double et ses éléments pourront parfois avoir deux sens : un sens sur le terrain pour la localisation finale et un sens sur la carte de France. L’image de deux mondes parallèles symboliquement liés est une façon de comprendre cette carte.
Nous pourrons donc trouver des points géométriques sur la carte qui n’auront aucune relation avec les lieux indiqués en France : ils n’auront qu’une valeur symbolique sur la feuille de papier qu’est la carte. En revanche, d’autres points pourront coïncider avec des lieux dans les deux mondes à la fois et apporteront des renseignements l’un sur l’autre : ils se complèteront. C’est le cas par exemple de Bourges, l’Ouverture, et de la Vérité où se trouvent justement le piéton et le cocher en même temps, au moment où nous abordons cette étape.
Le visuel décrit la situation suivante : le cocher va vers le nord et le piéton va vers le sud. Ils se placent sur l’Ouverture, à Bourges. L’étape 780 n’apporte donc aucun élément géographique : elle décrit plutôt un moment dans l’énigme, une situation initiale et une direction générale à prendre, le sud.
Une indication sur la mesure : « Par la boussole et le pied »
Cette étape donne une indication sur la mesure que nous utiliserons, mais par allusion, au second degré : le mot « pied ». C’est une mesure qui a eu plusieurs valeurs au cours de l’Histoire, la plus usuelle valant 33 cm pour les distances, valeur que nous utiliserons par la suite puisque le visuel contient cette dimension (le périmètre de la boussole).
Mais il faut aussi se rappeler la définition d’une mesure et de sa valeur : la mesure est une grandeur physique exprimée dans une unité et sa valeur est la distance entre deux graduations successives sur une échelle (ou parfois un angle, selon l’appareil de mesure).
Une mesure a un sens, une interprétation. Par exemple, l’échelle d’un verre gradué donne une valeur : une distance exprimée en nombre de graduations. Son interprétation est la contenance d’un liquide exprimée en millilitres. C’est exactement la même démarche qu’il faudra avoir dans cette énigme.
Par ailleurs, le terme de rosse (un mauvais étalon donc) associé au cocher indique aussi par allusion que la mesure n’est pas utilisable par le chasseur s’identifiant au cocher : elle est adaptée au contraire à un usage sur le terrain, donc au piéton.